La Chronique paysanne - 17 mars 2020  ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
UNION PAYSANNE
 
 

La Chronique paysanne

Édition du 17 mars 2020

Même l’agriculture industrielle a besoin de la paysannerie

Même l’agriculture industrielle a besoin de la paysannerie 

Non, je ne parlerai pas du coronavirus, d’autres le font. J’aborderai plutôt l’utilisation du capital de sympathie envers la paysannerie par l’agrobusiness. Prenons l’exemple du sirop d’érable. Alors que la production est effectuée à 98,5% avec de la tubulure, les images publicitaires montrent encore des chaudières, avec des barriques en bois tirées par des chevaux. Regardez sur n’importe quelle « canne » de sirop.

Ou encore les contenants de lait à l’épicerie, illustrant des animaux au pâturage dans un décor bucolique, alors que la quasi-totalité des vaches laitières sont confinées à l’intérieur, dans des bâtiments ne ressemblant en rien aux granges figurant sur les emballages.

On pourrait aussi jeter un coup d’œil sur les boîtes d’œufs, montrant des poules à l’extérieur. Ou encore consulter le site web de la fédération des producteurs d’œufs, avec de superbes photos de petits poussins dans l’herbe verte, de poules juchées sur des madriers de vieux bois. Simplement charmant.

Lors du bilan de la politique bioalimentaire, un récent sondage nous apprenait que la confiance du consommateur est en baisse face à l’industrie agroalimentaire. Ce même sondage révélait également que plus le consommateur est scolarisé, plus sa confiance baisse. En somme, plus il en sait, moins il ne croit aux messages publicitaires trompeurs. Et plus l’industrie agricole maquillera la réalité de la production (pesticides, monocultures, OGM, compaction et érosion des sols), plus le réveil sera brutal en cas de crise.

Et crise il y aura. Comme il y en a eu en Europe où les consommateurs ont réagi en diminuant leurs achats de poulet ou de bœuf, en raison des épisodes de vache folle ou de substances louches dans la production de volaille.

Au final, la situation est devenue paradoxale. Alors que l’industrie utlise les images de la paysannerie pour mousser ses ventes, la paysannerie véhicule les images de l’industrie pour en dénoncer les pratiques. À vous de faire le tri.

Maxime Laplante, agr

Les films La ferme et son état et Grand cru en écoute continue

kfilmsamerique 

Vous ne les avez pas vu? Profitez de cette période de ralentissement pour visionner les films La Ferme et son état ainsi que Grand Cru. K films Amérique rend disponible plus de 45 films à prix tout à fait abordable. 

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Connaissez-vous Mathias Portelance?

  Marcias

Connaissez-vous Mathias Portelance? Il s'agit d'un personnage créé par Jimmy Hamel, artiste engagé dans l'agroalimentaire. 

La crise du corona virus ne sera pas éternelle et nous vous invitons à découvrir ce personnage haut en couleur qui peut animer n'importe laquelle de vos activités en lien avec l'agriculture.  

Ce personnage s'intègre bien aux événements agroalimentaires par diverses prestations: animation ambulante à travers le site, maître de cérémonie si une programmation sur scène est prévue et contes pour petits et grands. Le projet de Marcias Portelance apporte non seulement du divertissement, mais a pour objectif de sensibiliser, de rassembler, de conscientiser sur une bonne alimentation, le travail des agriculteurs et transformateurs ainsi que leurs produits afin d'encourager l’achat local et les bienfaits de ce mode de vie.

Spectacles, contes, animation d'événement, plusieurs services sont offerts.